Sensibilisation (messages téléphoniques, médias de large portée, centres de santé participants au programme)
Equipement des structures de prises en charge des cas positifs, des salles de soins palliatifs, formations dédiées aux agents de santé.
Comité de pilotage, comité de supervision, mesures pour rendre le programme plus performant et pérenniser le dépistage en routine.
Le cancer du col de l’utérus demeure un problème majeur de santé publique dans le monde. À l’échelle mondiale, c’est le 4e cancer le plus fréquent chez la femme ; alors qu’il occupe la 2e position dans les pays en développement, en particulier l’Afrique Subsaharienne.
Selon les estimations récentes de 2018, plus de 560 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année dans le monde, et 85% de ces cas vivent dans les pays en voie de développement, avec plus de 80% des cas diagnostiqués à un stade inopérable entrainant plus 300 000 décès annuels.
Le cancer du col de l’utérus représente la 1ère cause de la mortalité chez les femmes d’une cinquantaine d’années et la 2ème cause après la mortalité maternelle chez la jeune femme et la multipare. Au Mali, il est au 1er rang des cancers féminins avec une fréquence de 26,6% et une incidence de 49,3 pour 100 000 habitants.
L’infection par le papillomavirus humain (HPV) est considérée comme la plus courante des infections sexuellement transmissibles. Et il est maintenant clairement établi que l’infection par les HPV de type oncogène est une cause nécessaire sous l’influence des cofacteurs pour la genèse du cancer du col de l’utérus ; 99,8% des produits pathologiques du cancer du col de l’utérus contiennent des HPV oncogènes. L’HPV est présent dans près de 95% des cancers infiltrant, 90% des lésions de haut grade et 70% des lésions de bas grade. L’évolution lente de cette infection (10-15 ans) pour aboutir au cancer du col de l’utérus permet un dépistage par le trépied cytologie-colposcopie-histologie des lésions précancéreuses. Toutefois, le taux de couverture moyen de ces méthodes ne permet pas de dépister tous les cancers et les types virales impliqués, de plus sa mauvaise sensibilité est à l’origine d’un coût et d’une morbidité non négligeable.
Après une étude pilote initiée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de 2001 à 2004, le Mali a adopté le dépistage du cancer du col par les méthodes d’inspection visuelle conformément aux recommandations des politiques, normes et procédures en santé de la reproduction dans le pays. Ces méthodes sont reconnues comme simples, faciles à répliquer et fiables, et à un coût abordable. Malgré les qualités des tests de dépistage par les méthodes d’inspection visuelle, elles restent très peu réalisées au dans notre pays et même dans le District de Bamako. Les raisons sont multiples, liées à la fois à l’inaptitude du plateau technique qu’à l’ignorance de la population. De fait, le taux de couverture de la population cible en dépistage est inférieur à 5%.
La conséquence des insuffisances liées au dépistage est que chaque année plus 2000 cas de cancers du col sont recensés au Mali et 1700 en meurent chaque année. La souffrance individuelle, familiale et communautaire est incommensurable. C’est dans cette logique que l’AMICALE des Femmes d’Orange Mali en partenariat avec le Ministère de la santé et les prestataires de santé a initié le présent travail dont l’objectif principal est de contribuer à la lutte contre le cancer du col de l’utérus au Mali. Le lancement officiel a eu lieu le 26 juillet 2016 au CHU Gabriel Touré sous la présidence de la Première Dame du Mali, Madame Keita Aminata Maiga. Dès la première réunion du comité de pilotage et compte tenu des résultats, le Ministère de la Santé a décidé de faire évoluer le projet Weekend70 en programme.
Dépister au moins 70% des femmes cibles du dépistage dans le District de Bamako durant une période de 3 ans.
Capitaliser l’expérience de Bamako en collaboration avec les autorités politico-administratives pour couvrir l’ensemble du pays.
Spots télévisés sur les médias de large portée: ORTM - Africable (Appels des leaders religieux,..)
Génériques W70 sur ORTM, Conception AFOM – DFA communication
Crieurs publics (recommandation de certains districts sanitaires)
Répartition des 27 structures retenues au départ sur la carte sanitaire du district de Bamako
Appui aux centres : Acide acétique, Lugol, Formol, Spéculum
Cibler des populations spécifiques : Dépistage mobile / sensibilisation (Femmes policières de Bamako, Femmes Handicapées, Femmes de l'église catholique et protestante du Mali,...)
Comité de pilotage (voir constitution)
Comité de supervision ( voir constitution)
Principales tâches : Supervision technique (formative) et administrative des activités du projet
Documentation de l’expérience
Dissémination de l’expérience
Plaidoyer pour la multiplication de l’expérience à l’échelle national
Documenter les weekends de dépistage orange
Créer une base de données et l'analyser
Organiser la dissémination des résultats :
Prix pour la meilleure Commune :
Conception par le CNIECS :